Clavel : les raisons de son désistement
« C’est une décision personnelle », affirme Jean-Pierre Clavel. Après avoir annoncé officiellement sa candidature en décembre au poste de conseiller général du canton de Bar-sur-Aube, position qu’il occupe depuis 2001, Jean-Pierre Clavel a finalement décidé de la retirer. Au lendemain de cette annonce, beaucoup s’interrogent sur les raisons qui ont poussé l’élu à se désister. D’autant que personne ne le prévoyait et qu’une place reste à prendre dix jours avant le dépôt de candidature. « De toute manière, tout s’est décidé sur Troyes », nous assure cet élu. « S’il ne se représente pas, c’est qu’il n’a pas trouvé de suppléante », soutient un autre. Chacun y va de son explication au vu même des évènements qui se passent au niveau national. Rencontré hier, Jean-Pierre Clavel l’affirme : « Ca n’a rien à voir ». « Depuis un moment, je voulais décrocher, nous confie-t-il. J’ai été très catégorique en ce qui concerne les municipales. Je ne voulais ni continuer, ni reprendre. Et puis j’avais une pression très forte de gens proches de moi me disant de garder au moins le conseil général. Bien que je n’en sois pas très convaincu moi-même, j’ai eu la faiblesse de dire que je serais candidat. Je n’aurais pas du. »
Qui pour succéder ?
Le conseiller général sortant et maire adjoint chargé de la culture évoque également, dans ce qui a pesé dans la balance, la saturation. « Le mandat municipal n’a pas été de tout repos. A la fin, je suis un peu désabusé et fier à la fois. Le maire a fait un excellent boulot ; il a travaillé comme un fou. Je suis fier de l’avoir soutenu dans tous les gros projets. Et parfois on n’était que deux ! », soutient-il. Entré au conseil municipal il y a 25 ans, Jean-Pierre Clavel est devenu vice-président de la CCRB et vice-président de la commission économie au conseil général. Après avoir annoncé son retrait au président du conseil général Philippe Adnot la semaine dernière, celui-ci lui aurait déclaré : « Tu vas provoquer une explosion de candidatures ». « Je suis conscient que ça bouscule en dernière minute, souffle-t-il. Ca va réveiller les ardeurs de certains qui s’étaient un peu endormis ; ça va réveiller les ambitions. » Il reste donc 10 jours pour trouver un candidat. « Est-ce qu’on imagine un instant Bar-sur-Aube ne pas avoir de candidat, mis à part celui de la gauche ? », interroge un éventuel prétendant. Daniel Tomasini, maire de Proverville, affirme ne pas avoir pris de décision. Il se murmure que Marie-Noëlle Rigollot, maire de Baroville, et Michel Descharmes, maire de Rouvres-les-Vignes, brigueraient le poste vacant. Pour le moment, rien d’officiel n’a été annoncé. Le dépôt de candidature a lieu le 20 février.
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