Familles, libérez-vous, dévoilez vos secrets !

Publié le par WB

Le dernier café de parents de la saison a traité du sujet des secrets enfouis dans l’histoire des familles. Comment les déceler ? Comment en parler ? La psychothérapeute Edmée Gaubert a lancé quelques pistes.

Mes parents sont-ils mes vrais parents ? Selon la psychothérapeute troyenne Edmée Gaubert, c’est la première question que l’on est en droit de se poser lorsque l’on part à la recherche de ses origines. « C’est la première grande question car un enfant ne remet pas en cause la filiation ; il croit ce qu’on lui dit, explique Edmée Gaubert. Il faut accepter d’aller à la rencontre de son histoire, connaitre ses origines. Si je ne sais pas d’où je viens, je ne peux accéder à la postérité. » Selon elle, chaque famille a un secret ; il n’y a pas d’histoire sans secret. Et, par essence, en général, on n’en parle pas. « Or, cette zone privée peut nous poser un certain nombre de problèmes à nous et à notre descendance », suggère Edmée Gaubert. Un secret de famille peut prendre différentes formes, plus ou moins violentes, allant du viol à la maladie en passant par la prison, une double-vie, un handicap, une addiction… Le secret semble naître d’émotions refoulées comme la peur, la colère ou la honte. « La honte, c’est le poignard, la pire des émotions qu’un être humain peut vivre. D’où l’expression : mourir de honte. On préfère d’ailleurs parler de culpabilité. La honte, c’est ce qui va verrouiller tous les secrets. Faire sortir la honte est le plus grand bien que vous pourrez faire à votre cœur », conseille la psychothérapeute.

Faire sauter le bouchon des émotions

D’où vient cette sensation de malaise, de dépression, de mal-être que l’on peut ressentir à un moment donné de notre vie. Et si ce n’était qu’une résurgence de ce passé enfoui dont personne ne peut plus témoigner et qui continue pourtant à nous ronger ? « Les émotions c’est comme un bouchon sur l’océan ; il se laisse porter. Autant que j’accompagne ce que je ressens, même si ça fait peur. Mais derrière tous les orages il y a toujours le soleil. Il ne faut pas lutter contre soi. Les secrets n’apparaissent pas n’importe quand dans notre vie. Mais lorsqu’il intervient, il faut se dire ok, je suis prêt à l’accueillir », poursuit la thérapeute. Première piste pour l’enquête : l’arbre généalogique qui, à travers ses noms et ses dates, peut commencer à donner des informations précieuses. « Je m’appelle Edmée. Pourquoi ? Parce que mon grand-père s’appelait Edmond… Sympa. Je peux changer de prénom, mais si je fais ça, je ne fais aucun travail sur moi. Et ce n’est pas pour ça que je change mon histoire », indique-t-elle. Encore un café de parents passionnant qui donne envie d’aller plus loin. Le prochain se tiendra le 10 octobre avec pour thème « limites et repères : les comportements de l’adolescent ».

Publicité

Publié dans Bar-sur-Aube

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article