La Région en visite de travail à Bar-sur-Aube
Lundi, la commission « Formation professionnelle, insertion et accès à l'emploi » a tenu sa deuxième réunion décentralisée à Bar-sur-Aube dans l'optique de mieux connaître le territoire.
On savait Line Bret, conseillère régionale et présidente de la commission emploi, très attachée à notre arrondissement. C'est donc tout naturellement qu'elle a convaincu ses collègues de tenir à la Maison de l'Emploi la deuxième réunion décentralisée. « Pour nous, il s'agit avant tout de connaître les différents territoires », explique-t-elle. Après la réunion et un repas à la cité scolaire Gaston Bachelard, le groupe d'institutionnels a poursuivi sa journée avec une visite du Lycée Professionnel puis de l'entreprise Manoir Industries, un des plus gros employeurs du secteur. La plus grosse partie du budget de cette commission concerne la formation professionnelle, soit un peu plus que 7 millions d'Euros dépensés chaque année. « Un véritable travail de fourmis », indiquent les responsables qui sont partis en guerre contre « les stages bidon ». Fini aussi le temps où un demandeur d'emploi pouvait devenir « stagiaire professionnel ». « 63% des stagiaires accèdent à un emploi ou une formation qualifiante, explique Line Bret. Mais au bout d'un stage, il n'est pas possible de suivre une nouvelle formation avant un délai d'un an. » Environ 4 000 personnes bénéficient chaque année de ces aides à la formation. Un coût très important pour la Région qui estime qu'une formation pour un demandeur d'emploi équivaut à 5 000€.
Handi Insert et Envol
Au-delà de ce vaste chapitre, les actions en faveur de l'accession à l'emploi sont également nombreuses. Parmi celles-ci, le dispositif « Handi insert », soit une aide à l'employeur d'une entreprise de moins de 20 salariés facilitant l'emploi de personnes handicapées. Depuis sa création, 34 emplois ont ainsi été créés dans l'Aube. L'accent est également mis sur le dispositif « Envol » à destination des demandeurs d'emploi de plus de six mois. Chaque mois, entre 50 et 70 dossiers sont étudiés afin de délivrer une aide financière de 7 600€ pour la création ou reprise d'une entreprise, une formation professionnelle et un suivi de l'entreprise pendant trois ans. Là aussi succès puisqu'au bout de trois ans 73% poursuivent leur activité, soit un taux de pérennité plus élevé que sans un tel dispositif. Sur tous ces plans, la Région ne souhaite pas baisser les bras et souhaite valoriser les initiatives sur ce secteur.