« Un cœur simple », un film empreint de nos campagnes

Publié le par WB

La réalisatrice Marion Laine présentera en avant-première son premier film « Un cœur simple » au Vagabond dimanche soir. Une adaptation libre de Flaubert dans laquelle elle a mis beaucoup de son enfance passée sur la lisière.
                                                                   
Marion Laine est née d’une famille de « paysans », au sens où l’emploi Flaubert, à savoir des gens simples et vrais, attachés à leur terre. Si sa BAR-coeur.jpgmère « a toujours été sur un tracteur », son père est différent ; géomètre, il a travaillé à la création du lac de la Forêt d’Orient et a emmené sa petite famille avec lui au rythme des différents chantiers. Si bien que Marion a vécu et grandi entre ici et ailleurs, surtout ailleurs, partout. Ses vraies attaches, elle se les ait enracinées sur la lisière. A Maisons-les-Soulaines, Colombé-le-Sec et Thil, là où vit toujours sa famille du côté de sa mère. « Mes racines, ce sont les vacances avec ma famille, dit-elle. J’ai besoin de me ressourcer à la campagne. La nature a une grande importance pour moi car elle est peut-être plus fantasmée. » Au lycée, elle tombe sur le premier des trois contes que Flaubert rédigea en 1876. « Un cœur simple » fait directement écho à ses origines familiales, lui parle de gestes du quotidien, la transporte dans un ailleurs atemporel à forte résonance personnelle. Après ses études, Marion se lance dans le cinéma, d’abord en tant qu’actrice, puis derrière la caméra où elle réalise trois courts métrages. « Un cœur simple » est son premier long métrage. Mais pour cette aventure, Marion semble avoir accumulé les difficultés : Flaubert, film d’époque, donc à costume, qui se passe sur 20 ans (avec tout le jeu des saisons), deux grandes actrices (Sandrine Bonnaire et Marina Foïs), le décès de sa productrice (Béatrice Caufman), un projet de trois ans, un tournage difficile de neuf semaines dont huit de pluie…
L’implication de Sandrine Bonnaire
« Le financement a été un peu miraculeux ; je n’en reviens toujours pas, reconnait-elle. Il fallait trouver des solutions économiques dès l’écriture, travailler dans la simplicité, ne pas tomber danBAR-film-1.jpgs la reconstitution. Le temps est cher ; il fallait donc économiser du temps. Par exemple il fallait 3 heures de maquillage et de coiffure pour chacune des deux comédiennes pour symboliser trois époques différentes. Dans une même journée de tournage, on pouvait tout avoir. » Heureusement, Marion s’est sentit épaulée par Sandrine Bonnaire. « Sandrine est quelqu’un de merveilleux. Elle m’a fait confiance, elle m’a tout donné. Elle a lu une première fois le scénario, m’a dit ses réticences. Et nous avons retravaillé dans ce sens. Elle tenait vraiment au scénario », raconte Marion Laine. Mercredi prochain, elle sortira un film fort que la presse salue déjà. Pour le découvrir, rendez-vous dimanche soir au cinéma Le Vagabond de Bar-sur-Aube à 20 h 45 en présence de la réalisatrice.
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Publié dans Bar-sur-Aube

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