Le comité de jumelages dissout puis converti
A compter du 1er juillet, le comité de jumelages ne sera plus une association mais deviendra une commission extra municipale avec tout cela comporte comme lourdeur administrative.
Cela fait 32 ans que Bar-sur-Aube est jumelé avec la ville rhénane de Gernsheim. Depuis quelques années déjà, le comité de jumelages avait pour intention de revenir dans le giron de la Ville qui est le seul partenaire du point de vue financier. « Les Allemands fonctionnent de cette manière », précise le vice-président Claude Radel. Mercredi soir a été approuvée la dissolution de cette association loi 1901. Le comité renaîtra prochainement sous forme d’une commission extra municipale dont le maire sera toujours le président. Mais quid des autres membres du bureau, en l’occurrence Claude Radel et Jean-Pierre Clavel qui avaient contribué pendant de nombreuses années à la survie du comité ? Suite aux dernières élections municipales, « nous avons moins de proximité que par le passé » avec la municipalité, sous-entend Claude Radel. A l’origine, Jean-Pierre Davot avait lancé ce jumelage transfrontalier avec l’Allemagne. Pendant plus de deux décennies, il avait porté à bout de bras avec ses comparses ce grand projet. A l’arrivée de Jean-François Leroux à la mairie, le comité avait perduré, Claude Radel y prenant une part indispensable. La présence de Jean-Pierre Clavel, déjà un proche de Davot, dans l’équipe Leroux avait permis de poursuivre l’aventure selon les mêmes dispositions. Mais depuis les dernières élections et le renouvellement des équipes, les choses semblent avoir changé.
Vers d’autres jumelages ?
« De toute manière, le comité est financé par la Ville », plaident les artisans de la dissolution. Si le comité sera désormais plus en phase avec la loi, il devrait en revanche subir les lourdeurs administratives relatives aux commissions extra municipales. « Le délai sera plus long pour rembourser les subventions, explique Nicole Maigrot, adjointe aux finances. Ce sera également plus difficile sur le plan technique puisque chaque ligne devra passer en conseil municipal. » Pour autant, cette solution permet de conforter et renforcer les statuts du comité. Et pourquoi pas l’étendre à d’autres horizons. « On ne sait jamais », indique René Gaudot qui tient à conserver l’intitulé « comité de jumelages » au lieu de « comité du jumelage ». On se rappelle qu’une tentative fut initiée par le passé avec le Sénégal par exemple. Ce sera donc sous cette nouvelle entité que les Baralbins se déplaceront le premier week-end d’août à la 60ème Fisherfest de Gernsheim, comme le veut la tradition du jumelage.