Elections municipales : leur programme pour les finances
Durant tout le mois de février, le JHM met en parallèle les principaux points inscrits au programme des trois candidats aux municipales à Bar-sur-Aube : Pierre Frison (liste Agir), René Gaudot (liste Autrement) et Dominique Gauthier (liste Réussir).
Cela fait plusieurs années qu’on nous le répète et chacun s’y attend. Selon toute vraisemblance, les dotations de l’Etat, qui représentent 51% des recettes de Bar-sur-Aube, calculées proportionnellement au nombre d’habitants et arrêtées depuis le dernier recensement de 1999, seront revues à la baisse en 2009. Si chacun en est conscient, personne n’a « la solution miracle » pour y remédier. A la veille d’un nouveau mandat, le challenge est clair : peut-on gérer aussi bien la ville avec beaucoup moins de revenus ? « Ce n’est pas infaisable en espérant que rien ne perturbe l’avenir », positive Alain Oliveira (Agir). « Les recettes, ce sont les impôts et il faut si possible ne pas augmenter les taux, explique Nicole Maigrot (Autrement). Nous attendons tous la dégringolade de 2009 pour savoir exactement. » Un sentiment partagé par la liste Réussir. « Notre volonté serait de ne pas augmenter les impôts et de trouver des ressources nouvelles », assure Dominique Gauthier. La première des solutions, prônée essentiellement par la liste Autrement : faire des économies. « C’est peut-être symb
olique, mais nous nous engageons à réduire les indemnités du maire et des adjoints de 10%, promet Nicole Maigrot. L’économie peut se faire aussi sur le plan énergétique en commandant un audit sur l’éclairage public et les bâtiments municipaux qui ne sont pas tous bien isolés. En 2007, la ville a dépensé 300 000 € en énergie et chauffage ; on peut économiser ne serait-ce que 10%. »
Casse-tête
En revanche, pas touche à certains dossiers (type culture) ni à l’avancement du personnel (54% des dépenses de fonctionnement) même si les uns et les autres réfléchissent à une meilleure optimisation. En clair on ne licencie pas, mais on n’embauche pas non plus. « Il faudra faire un vrai travail d’analyse pour bonifier tout un tas de choses », suggère Alain Oliveira qui considère que les ressources nouvelles peuvent également venir des nouveaux habitants. Malgré tout, l’ambition, même mesurée, reste présente. « Dans les deux années qui viennent, ce sera très dur de lancer de nouveaux investissements, concède Dominique Gauthier. Nous devons déjà assurer ce qui est en cours comme la requalification des Varennes. Notre obsession sera que chaque investissement procure des retombées économiques à la ville. » Avec une situation financière saine, les recours à l’emprunt sont envisagés pour les gros chantiers. Les listes Autrement et Réussir comptent même développer le mécénat privé pour boucler des financements spécifiques. « La porte de sortie serait également d’équilibrer les dépenses sur l’intercommunalité », avance Pierre Frison (Agir) en référence au Cosec ou à la médiathèque.
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