Quand les électeurs se font entendre
Il y aura trois réunions publiques avant le premier tour de dimanche prochain. La première liste « Bar-sur-Aube Autrement » – en deuxième place sur les panneaux électoraux – était la première à ouvrir le bal vendredi soir dans la grande salle de l’hôtel de ville. Face aux colistiers, une cinquantaine d’habitants de la ville n’ont pas hésité à poser leurs questions et échanger leurs points de vue. Parmi les interrogations des électeurs, la zone des gens du voyage située au Pont d’Ailleville, en direction de Troyes. Comme le prédisent les textes, les travaux, déjà programmés depuis bien longtemps, seront sans doute dans l’obligation d’être réalisés avant la fin de l’année. Une nécessité selon certains si la ville veut bénéficier de subventions. Or, ce point n’a pas été évoqué dans les orientations budgétaires pour 2008 qui devraient être entérinées avec la nouvelle municipalité. Mais les habitants s’interrogent : que faire de la population qui s’est sédentarisée sous le pont lorsque les travaux débuteront ? Pour l’heure, rien n’a été décidé. Si la loi impose que chaque ville se dote d’une telle aire, c’est bien pour accueillir occasionnellement les gens du voyage lorsque ceux-ci arrivent en ville en leur permettant d’avoir un accès à l’eau et l’électricité. Le cas de cette population sédentarisée fait donc débat. « C’est un vrai problème et on n’a pas vraiment de solution », confie un candidat.
Quel avenir pour Saint-Maclou ?
Autre inquiétude des électeurs, le devenir de l’église Saint-Maclou fermée depuis plus de 50 ans. « Il y a quelques années, un mur s’est écroulé, raconte cet habitant du quartier. Je me suis demandé si un enfant n’était pas en dessous. Il ne se passe pas un jour sans qu’il y ait une pierre qui ne tombe du toit. » Un autre de renchérir : « Par temps de grand vent, on entend les tôles claquer. » Là aussi, face à ce vrai problème qui se transforme en danger quotidien, les solutions sont pour le moment inexistantes. « Il faut d’abord que nous puissions sauver ce qui peut l’être à l’intérieur en transférant le mobilier », suggère un candidat. D’autres commencent à évoquer la possibilité d’avoir une ruine à ciel ouvert, comme cela se fait dans des pays anglo-saxons. Car dans cette affaire, tout est question de budget. « La dernière fois qu’il y a eu d’importants travaux sur cette église, c’était en 1848 », témoigne cet ancien bien informé. Dans les orientations budgétaires pour 2008, il est prévu de dégager 30 000 € pour remplacer des tôles. Est-ce bien suffisant ? Et est-ce la bonne méthode de dépenser une telle somme tous les ans ? C’est du moins pour le moment la seule que l’on ait.