BARALBINAGES
A 48 ans, Patrick Gracia, gardien à Manoir Industries, est le candidat naturel du Parti Communiste. Militant syndicaliste, il a toujours mené en parallèle sa carrière au Parti. En 2001, il était déjà candidat aux Cantonales à Bar où il avait recueilli 11,95% au premier tour. « Cette fois je vais essayer de faire le meilleur score possible ; il faut être lucide, dit-il. De 2001, j’ai gardé une bonne expérience car nous avons pu mener campagne avec les petits moyens dont nous disposions. C’est très enrichissant et valorisant de se présenter à une élection. Nous représentons des gens dont on ne parle jamais. Je suis comme eux : je gagne très mal ma vie. Je souhaite relayer les souffrances des gens. Nous pouvons représenter un poids. » Une voix de gauche claire et efficace, tel est son slogan pour ces élections. Une de ses ambitions est d’avoir « une décentralisation du Conseil Général à Bar-sur-Aube, qu’il y ait au moins quelque chose de reconnaissable sur le terrain, une permanence afin de permettre aux gens de dire ce qu’ils ont à dire. » Patrick Gracia entend mener une opposition constructive. « Je suis communiste, mais pas forcément un réformateur. Je me situe dans une autre logique politique. Je puise mon communisme dans les luttes sociales en France », reconnait-il. A ses côtés, sa remplaçante n’est autre que Danièle N’Guyen, ancienne professeur au collège de Bar-sur-Aube et communiste depuis le début des années 70. « Ma place était là, confie-t-elle. Nous nous connaissons depuis longtemps. » Ils tiendront une seule réunion publique jeudi prochain à 18 h à la Maison Tassin de Bar-sur-Aube.
Le trou baralbin
Oh lala, que d’émotion ! Lors de sa réunion publique organisée vendredi dernier à l’hôtel de ville, la liste « Bar-sur-Aube Autrement » a présenté son programme. Face à une cinquantaine d’habitants, la tête de liste, René Gaudot, a été visiblement très ému. Dès la présentation de ses colistiers, il s’est embrouillé dans les noms, allant même jusqu’à oublier comment s’appelaient certains ! « J’ai un trou », s’est-il excusé plusieurs fois. Qu’on le pardonne. Mais de là à confondre au cours de la discussion l’AMF (Association des Maires de France) et l’ADMR (l’association du service à domicile), il y a une différence ! Ce lapsus était-il révélateur ?
Grosse frayeur
Juste avant d’arriver à la réunion publique, Nadine Faure, la future adjointe aux affaires sociales si la liste « Bar-sur-Aube Autrement » remporte les élections, s’est fait une grosse frayeur. Il était peu avant 20 h 30 lorsqu’elle remontait la ru
e nationale en direction de l’hôtel de ville. Soudain, sa voiture a calé juste avant la rue Saint-Pierre. C’est alors que des passants lui ont fait signe que des flammes sortaient de sous sa voiture. Rapidement, la conductrice a pris les jambes à son cou avant que l’automobile ne s’embrase. Arrivés rapidement sur place, les pompiers sont venus à bout des flammes grâce à la neige carbonique. A part le véhicule, aucun dégât n’a heureusement été constaté. Loin d’être un attentat, il ne s’agit en réalité que d’un simple accident. A Bar-sur-Aube, pas besoin de brûler les voitures, elles flambent toutes seules !