La vision insolite de Sarah Maitrot

Publié le par WB

La jeune photographe originaire de Bligny vient de publier son calendrier 2008 en hommage à la vigne. En transit sur la Côte des Bar, elle en profite pour croquer les paysages de son regard insolite. BARphoto1.JPG
 
Sarah est venue au monde à Bligny il y a 35 ans, au pied des vignes. De parents vignerons, Jacqueline et Guy Maitrot, elle a suivi sa scolarité à Vendeuvre puis aux Beaux Arts de Troyes. Au départ branchée peinture, elle découvre les joies de la photo. Sarah veut bouger, mettre du mouvement sur ses photos. Sa première exposition est consacrée à la musique. Dans un conservatoire de Paris, elle shoote les musiciens en train de jouer. Des doigts gambadant sur des archets ou caressant des touches de pianos, des mains glissant sur des cordes de guitare ou tricotant une harpe. Sur ses clichés peu conventionnels, de la musique se dégage. « C’était magique, explique-t-elle. Au conservatoire de musique comme plus tard lorsque j’ai découvert le flamenco, je recevais vraiment quelque chose qui me tenait à cœur. Ça me donnait envie de donner autre chose, de transmettre ce que je ressentais. »
Son côté graphique

Fille de la terre et de BARphoto2.jpgses produits, Sarah est ensuite allé au Venezuela faire un reportage sur le cacao, en Grèce photographier les oliviers, au Mali découvrir le mode de vie de tout un peuple. A chaque expo, Sarah tente de dégager les profits pour financer un nouveau projet. Avec ses Nikon successifs, elle est passée de l’argentique au numérique. « L’argentique, c’est la surprise. Il y a en plus ce côté palpable lorsque l’on touche les photos. En numérique, c’est une autre façon de travailler, une autre approche. On s’applique peut-être plus à l’argentique. Comme la pellicule coûte chère, il faut que la photo soit bonne », sourit-elle. De passage à Bligny, Sarah en a profité pour décliner son art sur les vignes familiales. Mais là aussi, loin des clichés habituels et colorés que l’on a l’habitude de voir. « C’est mon côté abstrait, reconnait-elle. J’ai besoin de ça pour vivre. Comme je suis assez réservée, c’est mon moyen d’expression. Je trouve que la vigne est plus intéressante en hiver, plus graphique. Ce ne sont que des branches, des traits. Ça donne des rythmes, ça s’entremêle. » Pour découvrir son travail, il est possible d’acquérir son calendrier disponible à l’office de tourisme de Bar-sur-Aube. Elle sera également en exposition à la prochaine Journée des Plantes de Bergères le 1er mai. Enfin il est possible de visiter son univers en se rendant sur le www.myspace.com/sarahmaitrot.  Un univers qu’elle aime également partager dans les écoles et lors de conférences. Avis aux amateurs.

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Publié dans Bar-sur-Aube

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