La vision insolite de Sarah Maitrot
Fille de la terre et de
ses produits, Sarah est ensuite allé au Venezuela faire un reportage sur le cacao, en Grèce photographier les oliviers, au Mali découvrir le mode de vie de tout un peuple. A chaque expo, Sarah tente de dégager les profits pour financer un nouveau projet. Avec ses Nikon successifs, elle est passée de l’argentique au numérique. « L’argentique, c’est la surprise. Il y a en plus ce côté palpable lorsque l’on touche les photos. En numérique, c’est une autre façon de travailler, une autre approche. On s’applique peut-être plus à l’argentique. Comme la pellicule coûte chère, il faut que la photo soit bonne », sourit-elle. De passage à Bligny, Sarah en a profité pour décliner son art sur les vignes familiales. Mais là aussi, loin des clichés habituels et colorés que l’on a l’habitude de voir. « C’est mon côté abstrait, reconnait-elle. J’ai besoin de ça pour vivre. Comme je suis assez réservée, c’est mon moyen d’expression. Je trouve que la vigne est plus intéressante en hiver, plus graphique. Ce ne sont que des branches, des traits. Ça donne des rythmes, ça s’entremêle. » Pour découvrir son travail, il est possible d’acquérir son calendrier disponible à l’office de tourisme de Bar-sur-Aube. Elle sera également en exposition à la prochaine Journée des Plantes de Bergères le 1er mai. Enfin il est possible de visiter son univers en se rendant sur le www.myspace.com/sarahmaitrot. Un univers qu’elle aime également partager dans les écoles et lors de conférences. Avis aux amateurs.