Bar-sur-Aube va vivre « Autrement »
La liste divers gauche « Bar-sur-Aube Autrement » menée par René Gaudot a remporté hier 41,99% des suffrages face à Pierre Frison (34,98%) et Dominique Gauthier (23,03%).
La deuxième fois fut donc la bonne. Le divers gauche René Gaudot a finalement remporté les élections à la mairie de Bar-sur-Aube après une triangulaire serrée hier soir. Sa liste a rassemblé 41,99% des suffrages (959 voix), ce qui lui vaut 21 élus au conseil municipal. En 2001, lors de sa précédente tentative, René Gaudot s’était inclinée à 54 voix près face à Je
an-François Leroux. Sept ans plus tard, l’écart est plus important. Les deux autres listes, « Agir pour l’avenir de Bar-sur-Aube » et « Réussir ensemble », ont rassemblé respectivement 34,98% des Baralbins (799 voix) et 23,03% (526 voix). Une nette victoire donc pour la gauche qui revient à la tête de la municipalité après plusieurs décennies d’opposition. « Il nous reste à convaincre les autres que notre programme est bien le changement attendu à Bar-sur-Aube et qu’ils seront écoutés avec la plus grande attention, a affirmé le vainqueur de la soirée. La démocratie participative sera respectée et nous invitons dès ce soir celles et ceux qui le souhaiteront et auront le temps à participer aux commissions extra municipales que nous allons créer. » Arrivé en deuxième position, Pierre Frison a promis un engagement constructif. En revanche, la liste menée par Dominique Gauthier se projette déjà dans l’avenir. « Nous réalisons un score remarquable et remarqué pour une première entrée en compétition, clame ses colistiers. Nous ferons les comptes dans six ans, rendez-vous en 2014 ! »
Le raz-de-marée Rigollot
Hier se jouait également le deuxième tour des élections cantonales, là aussi avec toujours trois candidats en lice. C’est finalement le maire fraichement réélue de Baroville, Marie-Noëlle Rigollot, qui succède au conseiller général Jean-Pierre Clavel avec un score impressionnant de 51,20%. Daniel Tomasini a fait un plus mauvais score qu’en 2001 (27,31%) en ne rassemblant que 24,83% des voix. Il n’a pas non plus été reconduit au conseil municipal de Proverville pourtant après trois mandats en tant que maire. Candidat malheureux aux municipales, Pierre Frison n’a récolté que 23,98% des voix. Pour Marie-Noëlle Rigollot, la victoire est synonyme de travail. « C’est la première et la dernière fois que je me présentais, nous a-t-elle confié. Aujourd’hui, j’ai du temps devant moi ; dans six ans, ça aurait été trop tard. Pour moi, être conseiller général est un vrai métier. C’était maintenant ou jamais. Je me suis aperçue qu’il y avait beaucoup de boulot sur le canton et beaucoup de bonnes volontés, beaucoup de personnes pour s’investir. Il faudra au moins deux mandats pour tout faire. »
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