BARALBINAGES

Publié le par WB

La démocratie participative en marche
Le divers gauche René Gaudot a donc remporté les élections. Fair-play, ses concurrents directs Pierre Frison et Dominique Gauthier sont allés le saluer dès l’annonce des résultats en l’assurant qu’ils pourront travailler ensemble. Des trois listes, seule celle du vainqueur s’est retrouvée pour boire le verre de l’amitié rue Thiers. Vers 22 h 30, la tête de liste s’est éclipsée pour rejoindre la nouvelle conseillère générale Marie-Noëlle Rigollot qui offrait un pot à ses proches à Baroville. Bien qu’on les décrive opposés sur le plan politique, les deux vainqueurs de la soirée n’ont pas tardé à montrer leur volonté de travailler ensemble.

La remise des clefsBaralbinages-1803.JPG
La cérémonie de passation de pouvoir aura lieu samedi prochain à l’hôtel de ville. « Ce sera à 11 h ; je vais rester maître des décisions jusqu’au bout », nous a confié Jean-François Leroux dans un sourire. Au terme de cette cérémonie où sera élu officiellement le nouveau maire, Jean-François Leroux regagnera ses pénates baralbines. A l’unanimité, chacun lui souhaite une retraite bien méritée. Aujourd’hui, le soulagement se lit sur son visage.
 
L’amitié selon Gaudot
Lors de sa dernière réunion publique la semaine dernière, le candidat divers gauche aux municipales a interpelé plusieurs élus présents dans la salle. « Je t’ai traité de fainéant, mais c’était amical », a-t-il lancé à l’ancien conseiller général Jean-Pierre Clavel. A l’adresse de l’ancien maire Jean-François Leroux : « J’ai dit qu’il était un plombier inoxydable, mais c’était amical. » De même au président Deloisy qui transmettra son fauteuil à la Communauté de Communes en avril : « on ne comprenait jamais rien quand il parlait. » René Gaudot a joliment réglé ses comptes, en toute franchise, mais en toute amitié aussi.
 
Sale fin de campagne
On peut légitimement regretter le fait que la campagne d’entre deux-tours n’ait pas été très propre, en ville comme à la campagne. Plusieurs rumeurs – souvent infondées - ont circulé en ville sur les candidats, créant une situation désagréable où tout le monde s’épiait. Le téléphone a également beaucoup fonctionné, certains n’hésitant pas à déranger les gens en soirée pour les inciter à aller voter. Enfin, dans une petite commune du Barsuraubois, le maire sortant, non content de n’avoir pas été élu dès le premier tour, a fait du porte à porte toute la semaine pour mettre en garde les électeurs contre le vote sanction qu’il a subi. Une attitude regrettable qui a été mal perçue par l’ensemble de la population et qui n’a contribué qu’à une chose : le mettre définitivement hors-jeu.
 
Bienvenue Président !
Venu soutenir la candidate Marie-Noëlle Rigollot aux cantonales la semaine dernière, le président du conseil général de l’Aube, le sénateur Philippe Adnot, se souviendra sans doute longtemps de son passage à Bar-sur-Aube. Nombreuses sont les personnes qui lui ont en effet reproché de ne se déplacer que trop rarement dans cette partie du département où le conseil général a besoin de se refaire une situation. Au cours des six dernières années, le nombre de fois où le président s’est déplacé se monte à… une, deux fois maximum ? Peu de gens s’en souviennent exactement. Or, la ville sous-préfecture est le grand poumon de l’Est de l’Aube qui certes souffre. « Vous êtes tributaire de ce qui se passe en Haute-Marne par contagion », a-t-il déclaré à l’assistance. Aujourd’hui, les habitants de la lisière n’ont plus besoin de constat, mais de solutions.
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Publié dans Bar-sur-Aube

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