BARALBINAGES
Conseil au complet
C’est une image que l’on ne verra sans doute pas de sitôt à l’hôtel de ville de Bar-sur-Aube. Le premier conseil municipal de la mandature Gaudot a rassemblé samedi matin une foule dense dans la grande salle du premier étage. Autour de la table, tous les conseillers, issus des trois listes, étaient présents. Mais dès vendredi prochain et le deuxième conseil, certains conseillers ont déjà fait savoir qu’ils ne seront pas présents. Ça commence bien. Les observateurs pourront remarquer en outre deux changements : les prochains conseils se dérouleront désormais dans la salle des mariages et les conseillers auront devant eux leur nom inscrit sur des petits pupitres en plexiglas.
Le temps des cerises
Juste après son investiture en tant que maire de Bar-sur-Aube, René Gaudot a souhaité dédié son premier geste à sa famille, personnelle et politique. Accompagné des siens, il s’est rendu au cimetière déposer une gerbe sur la tombe de son frère André Gaudot, du premier dirigeant communiste de la cité Maurice Véchin (élu conseiller municipal en 1925, puis Maire après la Libération jusqu’en 1959) et de Charles Véchin (fils de Maurice et conseiller municipal durant plus de deux décennies). C’est alors que la nouvelle adjointe aux affaires scolaires Claudette Auguste a entonné « Le temps des cerises », chant fortement associé à la Commune écrit en 1866 et emblématique de l'identité de la Gauche française. « C’était un hommage que je voulais rendre à celui qui m’a mis le pied à l’étrier », confiait Claudette Auguste qui, au bout de sa septième tentative, a réussi à être élue au conseil municipal. Ce chant avait d’ailleurs été diffusé à l’occasion des obsèques civiles de Charles Véchin.
Dans la peau du maire
C’est à pied, seul, sous son chapeau noir que Jean-François Leroux a regagné tranquillement son domicile samedi midi, juste après avoir passé le relais à René Gaudot. Désormais, une nouvelle vie, plus tranquille, commence pour lui. Pour le nouveau maire, la première journée a été forte en émotion. Son premier acte officiel a été… de poser les scellées sur un cadavre. Sans nouvelle de la personne depuis quatre jours, l’alerte avait été donnée. Le malheureux était décédé chez lui, seul, depuis tout ce temps. Un premier acte qui marque les esprits.
Marion, mieux que les « Ch’tis »
Cela ne s’était pas produit depuis de longues semaines. Pour la première fois, un film a détrôné « Bienvenue chez les Ch’tis » en nombre d’entrées au cinéma de Bar-sur-Aube. Il s’agit de « Un cœur simple » dont l’avant-première était programmée dimanche soir. La réalisatrice, Marion Laine, affichait un joli sourire puisque son premier long métrage a enregistré près de 150 entrées, alors que les « Ch’tis » en face n’en rassemblaient que… 80. Certes le contexte était particulier, mais le symbole est suffisamment fort. Marion Laine, originaire de la lisière et demeurant partiellement à Lamothe-en-Blaisy, s’est vue remettre des mains du gérant du Vagabond Jean-Pierre Bodnar, une magnifique bouteille de champagne siglée de l’affiche du film. Un souvenir mémorable.
600 marcheurs dans le froid et la neige
Pendant que des centaines de spectateurs se chauffaient au cinéma, près de 600 marcheurs entamaient leur marche de Pâques dans la nuit de dimanche à lundi. Partis en début de soirée de Bar-sur-Aube, les chrétiens de l’Aube et d’ailleurs ont marché sans relâche jusqu’à Ville-sur-Terre en bravant le froid et la neige alors que le département était sous le coup d’une alerte météo orange. Deux étapes étaient prévues à Arrentières et Lévigny avant de repartir. La foi plus forte que le froid.