A la découverte des métiers de l’agriculture
Le nouvel espace métiers de la Maison de l’Emploi accueillait hier toute la journée les métiers liés à l’agriculture. Une centaine de collégiens et des dizaines de demandeurs d’emploi se sont intéressés aux formations.
Candy est en 3ème et veut devenir éleveuse. Une passion qui s’est déclenchée en début d’année scolaire. « J’aimais déjà beaucoup les animaux », confie-t-elle. Elle a donc poussé la porte de l’exploitation d’Etienne Schreiner à Bar-sur-Aube qui l’a pris sous son aile pour effectuer un stage en janvier dernier. Quelques semaines plus tard, elle a suivi sa classe de collège pour cette journée particulière dédiée aux métiers de l’agriculture organisée hier au sein de la Maison de l’Emploi à Bar-sur-Aube. Première étape, un diaporama sur les métiers de l’agriculture par Laurent Marguier, responsable du service emploi et formation au sein de la Chambre d’Agriculture de l’Aube. « Notre implication ici est dans le même esprit que les forums des métiers avant ; on essaie de s’ouvrir à des publics qui ne sont pas nécessairement au courant de nos filières, explique-t-il. Notre action répond aux besoins effectifs de la profession, mais permet aussi de coordonner et synthétiser l’offre en un seul endroit. » Agriculteur, chef de culture, forestier, ouvrier viticole, aide soignante… Aujourd’hui, la palette est large. « Dans l’agriculture, il y a du boulot », souffle Laurent face à une classe qui vient d’arriver. Dans l’Aube, cela représente 26 000 salariés. Aujourd’hui, une centaine de postes sont à pourvoir rien qu’en viticulture. « On recherche des gens qui veulent travailler. Un apprenti sur deux trouve un travail en sortant de sa formation », dit-il.
« Il faut motiver »
En troisième, c’est le temps de l’orientation. Pour Candy, son choix est tout tracé. Juste après le diaporama, elle s’installe à la table des agriculteurs et éleveurs. Face à elle, des professionnels à son écoute. « Ce que j’attends d’eux, c’est qu’ils m’encouragent », dit-elle. En stage à la ferme Schreiner, elle aimait les vaches, mais peu les moutons. Depuis, elle en a deux chez elle. « On sent qu’elle est proche des animaux, qu’elle a des aptitudes », reconnait Etienne, son maitre de stage. « Une chose facile, c’est que tu te maries avec un paysan, car si tu démarres toute seule, tu vas misérer », sourit Pierre, un agriculteur. « Le problème de l’agriculture au départ, c’est l’apport de capitaux. Ce qu’il y a de bien, c’est à 16 ans les jeunes qui savent ce qu’ils veulent faire. Ensuite, il faut s’entourer d’une formation solide. Pour nous, il s’agit de les motiver », poursuit Etienne. Lors de cette journée, Candy, comme des dizaines de ses camarades, a trouvé en un lieu unique tous les renseignements qui lui manquaient pour l’accompagner dans ses choix d’avenir. Hier après-midi, les demandeurs d’emploi ont bénéficié des mêmes aides. La semaine prochaine, une journée similaire s’effectuera autour des métiers du bâtiment.