Questionnements sur le devenir du camping

Publié le par WB

En fin de semaine dernière, une mission extra municipale s’est déplacée sur l’ancien terrain de camping afin de trouver des solutions sur son devenir. Une réduction de l’espace et une gérance privée ont notamment été évoquées.

 

Jamais ces derniers mois le camping municipal de la Gravière n’avait déchainé autant les passions. Un an après sa fermeture à la hussarde votée en conseil municipal, le camping a incarné pour certains un échec de la précédente mandature, pour d’autres un bon moyen de gagner des voix lors de la dernière campagne en promettant coûte que coûte sa réouverture – sans pour autant savoir comment. La nouvelle municipalité a donc convié vendredi élus et sympathisants de la réouverture à un tour des installations afin de déterminer exactement et objectivement quel pouvait-être l’avenir du camping. Une manière pour le maire René Gaudot de ne pas se prononcer seul sur ce dossier épineux. Depuis sa fermeture, le camping a été définitivement radié du paysage. « Au niveau de la Préfecture, le camping n’existe plus. Aujourd’hui on repart de zéro », signalait le directeur des services Philippe Borde. Sur les trois hectares, on compte 60 emplacements qu’il conviendrait de délimiter. Deux blocs douche/wc se partagent le terrain ; l’un est classé insalubre, l’autre mériterait d’être remis aux normes. « Juste avant la fermeture, le camping a perdu une étoile. En 2006, nous avons comptabilisé 11 000 € de recettes pour 40 000 € de dépenses. A environ 7€ la nuitée, on arrivait à une moyenne de huit nuitées par jour sur les 60 emplacements », précisait Philippe Borde. A ce rythme, doit-on alors considérer le camping comme un service municipal – et donc que la ville supporte son déficit alors que les finances sont en baisse – ou bien est-on prêt à le remettre en état au risque d’augmenter les impôts ? 

Vendre une partie du terrain ?

« On en est à regarder toutes les solutions possibles ; et à chaque solution, quelles sont les finances, intervenait le premier adjoint Bernard Grapotte. Tout a un coût et il y aura des choix à faire. Si on supprime l’argent sur les

équipements sportifs par exemple, que diriez-vous ? » En face, le sentiment est partagé. « Je trouve que c’est dommage de complètement l’abandonner, remarquait un visiteur. On n’est pas obligé de démarrer avec trois étoiles. On peut commencer petit. » Pour le nouveau maire, qui inscrira ce point à l’ordre du jour d’un prochain conseil, le terrain tel qu’il est délimité aujourd’hui, « est trop grand ». D’où une solution qui consisterait à en vendre une partie – pour y bâtir des maisons individuelles – et à céder l’autre à un privé pour l’exploiter comme camping avec accueil de camping-cars. Même si cette solution était envisagée, resterait à savoir qui reprendrait le camping et sous quelles conditions. Dans le meilleur des cas, une hypothétique réouverture n’interviendrait pas avant la prochaine saison.
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Publié dans Bar-sur-Aube

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