Les tracteurs de James Viot

Publié le par WB

Le grand collectionneur demeurant à Proverville vient de prêter un de ses modèles pour une nouvelle reproduction d’un tracteur Champion Elan. 


Un moteur qui pétarade au loin, une fumée noire qui se dégage d’un vieux tracteur et voilà James Viot qui descend la grande rue de Proverville. Quand ce grand collectionneur monte sur l’un de ses modèles, c’est pour aller le mettre en exposition. La dernière fois, c’était lors de la manifestation « Moteurs des villes et des Champs » dimanche dernier à Bar-sur-Aube, une exposition organisée par l’Association Champenoise des Automobiles de Collection, l’ACAC, dont James Viot est le spécialiste agricole. Sa passion pour les moteurs et tracteurs n’est pas si ancienne. « Un jour, un ami m’a demandé d’exposer un petit tracteur que j’avais. On a fait un tour en ville, et là ça s’est déclenchée dans ma tête à vitesse grand V », raconte-t-il. Il acquiert alors un autre tracteur en piètre condition et expérimente une méthode de remise en forme qu’il utilisera par la suite. Il le met « à poil », passe tout ce qui se sable au sablage, badigeonne le tout d’antirouille, remet un coup de peinture, remonte le puzzle, refait l’électricité, change les pneus et remet l’ensemble sur la route. « Ca leur redonne une nouvelle vie », sourit-il. C’était il y a une dizaine d’années et depuis la passion n’est pas retombée.

Objets de collection

Fervent défenseur de la cause mécanique agricole, James achète des revues spécialisées, parcourt les brocantes et autres vide-greniers en quête du moindre papier rappelant ce passé. Un passionné, un collectionneur un peu fou, féru de détails et d’une méticulosité quasi maladive.

 Il a eu son premier moteur pour ses 50 ans ; il en possède aujourd’hui 25. Sans être mécano à la base, il a tout appris sur le tas. Il y a quelques années, trois de ses modèles ont servi de base à des reproductions. Dernièrement, c’est à la société de Dijon, Universal Hobbies, qu’il a confié le soin de reproduire un modèle Elan de la marque Champion. Tiré à 500 exemplaires, ce petit porte-clefs s’arrache déjà et est disponible auprès de l’ACAC. « On ne s’y intéressait pas ; j’ai contribué à lui donner une valeur sentimentale », raconte-t-il en pensant à cette mécanique qui était fabriquée jadis par les Usines CERES de Bar-sur-Aube, à 800 mètres à vol d’oiseau de chez lui. Aujourd’hui, il a racheté une partie de la charpente métallique de l’usine démantelée. Celle-ci abrite ses dizaines de modèles qu’il conserve précieusement, en attendant d’autres reproductions.

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Publié dans Bar-sur-Aube

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