C’est finalement la conseillère générale et maire de Baroville qui a été élue vendredi soir présidente de la Communauté de Communes de la Région de Bar-sur-Aube (CCRB).
« J’ai pris ma décision hier soir », confiait Marie-Noëlle Rigollot, juste avant le scrutin vendredi soir. Une décision prise sous la pression de ses autres collègues maires que le premier conseil de communauté inquiétait. Deux candidats s’étaient en effet déclarés : René Gaudot, maire de Bar-sur-Aube, et Jacky Varennes, maire de Bayel. Seulement, ni l’un ni l’autre ne semblait faire l’unanimité même s’ils estimaient qu’ils pouvaient être élus à une faible majorité. « Nous avons eu une réunion lundi soir en mairie de Bar-sur-Aube afin de débattre sur le mode de fonctionnement de la CCRB, expliquait Marie-Noëlle Rigollot. Il a été impossible de dégager un consensus sur une candidature rurale. Pour certains il était difficile d’accepter celle de René Gaudot. C’est très difficile de fonctionner avec une majorité réduite et une opposition systématique. » Elue conseillère générale du canton de Bar-sur-Aube le 16 mars dernier, Marie-Noëlle Rigollot se présentait déjà en rassembleuse. Elle a endossé une nouvelle fois cette casquette pour expliquer son désir de travailler efficacement au sein de la CCRB, « cet outil formidable ». « Conformément au courrier adressé à chacun d’entre vous, je respecte ce que j’ai dit et je ne suis pas candidat », a poursuivi Jacky Varennes. Le maire de Bayel avait en effet confié dans nos colonnes mardi dernier que « pour moi, il y avait trois candidats légitimes pour se présenter : Marie-Noëlle Rigollot, Bernard Piot et Jean-Claude Renard. Or René Gaudot a évincé Jean-Claude Renard de la CCRB. Et sachant que les deux autres ne sont pas volontaires, les jeux sont ouverts. »
Après l’ère Deloisy
Maire de la commune viticole de Baroville depuis juin 1995, Marie-Noëlle Rigollot, née en décembre 1956, avait été réélue en mars pour un troisième mandat. Arrivée sur le territoire en 1977, mariée à un artisan, elle occupait jusqu’à son élection un poste à la sous-préfecture de Bar-sur-Aube où elle était chargée des collectivités locales. Marie-Noëlle Rigollot avait pourtant répété tout au long de sa campagne qu’elle ne serait pas candidate au poste de présidente de la CCRB. « Parce qu’il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis », disait-elle, elle a donc proposé sa candidature. Beaucoup d’élus confiaient après coup la « politisation » de cette élection même si d’autres préféraient y voir un véritable consensus. Marie-Noëlle Rigollot prend ainsi la succession de Guy Deloisy, fondateur du SIVOM et de la CCRB, qui a œuvré à la destinée de la communauté pendant près de 50 ans. Une page se tourne sur la lisière, un nouveau chapitre s’ouvre. Demain nous reviendrons sur l’élection des vice-présidents et du bureau.