Le Lions Club de Bar-sur-Aube se mobilise depuis 2001 pour soutenir la ville de Kalana, au Mali, d’où est originaire le vétérinaire baralbin Sékou Diakité qui a su convaincre ses pairs de la nécessité de venir en aide à ses frères et amis restés au pays.
Le docteur Sékou Diakité, vétérinaire à Bar-sur-Aube, est sorti depuis de nombreuses années de la poussière malienne. Mais son cœur est resté dans sa ville natale de Kalana, 30 000 habitants, située au Sud de Bamako. En 2001, il a su convaincre ses pairs du Lions Club de Bar-sur-Aube de venir en aide à ses compatriotes. Ainsi est né le « CS Com », le centre de santé communautaire qui abrite à la fois un dispensaire et une maternité inauguré le 12 février 2005 grâce à l’implication de plusieurs ONG. Budget à la base : 135 000 €. Aujourd’hui, on arrive à 250 000 €. « Notre pays ne fonctionne qu’avec des ONG, constate le docteur Diakité. Et malgré tous nos efforts il reste et restera encore à faire pour cette maternité. Dans ce pays, sans vous, il y aurait beaucoup de femmes et d’enfants qui seraient morts. » A en croire le président actuel du Lions Club, Robert Jeanson, « sur le plan du district qui rassemble 114 clubs, Bar-sur-Aube est le seul à avoir réalisé une telle œuvre. » Chaque mois, ce sont près de 50 accouchements qui y sont opérés grâce à une sage-femme dont le financement est pris en charge pendant cinq ans par le club baralbin.
Vers une pérennisation de l’outil
Samedi soir, le Lions Club organisait sa traditionnelle soirée dansante au profit, entre autres, de Kalana. Sékou Diakité accueillait les quelques 200 convives en habit traditionnel pour leur témoigner sa reconnaissance. Parmi eux, un hôte de marque, en la personne du vice-consul du Mali, Ousmane Sissoko.
C’était la première fois qu’un représentant du Consulat se rendait à Bar-sur-Aube. « Lorsque je vois ce qui a été réalisé, ça me donne à réfléchir, nous confiait-il. Je me demande pourquoi il y a eu ces actions. Et la réponse est une aide, une solidarité envers les populations démunies. Il est normal pour moi de venir témoigner toute ma gratitude au Lions Club et transmettre les remerciements de toute la mission diplomatique. Il y a un adage qui dit aide-toi et le ciel t’aidera. On ne pourra pas toujours faire appel à l’aide internationale. Il faut donc considérer cette aide comme une base pour le développement. Maintenant que nous avons cette base, nous devons penser à sa pérennisation. Ce serait salutaire aussi bien pour celui qui reçoit que pour celui qui donne. » Ce qui permettrait aux ONG partenaires de poursuivre d’autres projets tels des forages d’eau profonde, la création de puits, la formation des populations dans la gestion de l’eau… L’an passé, le Lions Club a consacré 30% de son budget aux opérations menées à Kalana et 38% à des œuvres locales (banque alimentaire, don d’ordinateurs à des écoles, soirée foot ESTAC pour des jeunes du collège…). Et ce n’est pas prêt de s’arrêter.