Florence Petit a été élue maire de la commune de Bergères pour la première fois après plus de 20 ans passés dans ce petit village au fort potentiel dynamique.
Florence Petit affiche un sourire éclatant. Comme à son habitude, en toutes circonstances. De tempérament calme, discrète de nature, elle a été propulsée à la tête de Bergères, village de 110 habitants coincé au creux des vignes. Dès le premier tour, elle récolte 86% des voix alors qu’elle n’est pas encore décidée. Les jours qui suivent seront décisifs. D’autant que l’ancien maire Jean Rigollot ne se représente pas. Florence a prévenu qu’elle n’aura jamais la même disponibilité que lui, mais ses concitoyens lui font confiance. « Ce qui m’intéressait était de travailler ensemble, de donner plus de délégations et de responsabilité à chacun », dit-elle. Alors son choix est fait et elle peut revêtir la fameuse écharpe. Arrivée en 1985 à Bergères, après avoir habité quelques années à la Fontaine-Henrion à Bar-sur-Aube du temps où son mari Jean-Luc était directeur de la Maison Pour Tous, la petite famille – trois enfants – trouve la maison de ses rêves… juste en face de la mairie. Florence s’investit, étant conseillère municipale pendant deux mandats, membre du comité des fêtes et présidente du fleurissement de Bergères. Deux mandats décisifs pour celle qui fut l’une de ceux qui a créé la Journée de Plantes qui a lieu chaque année le jeudi de l’Ascension. « Cette fois, je vais passer de l’autre côté, celui des officiels », sourit-elle, elle qui n’est pas habitué à se mettre en avant. Elle se trouvera pourtant à côté de la conseillère générale pour couper le ruban au sécateur.
Projets en cours
Heureusement pour Florence, la fidèle secrétaire de mairie assure la transition parfaitement. D’autant que les projets pour la commune ne manquent pas. Premier dossier d’importance, l’assainissement non collectif qui devrait arriver d’ici l’été, juste après Arconville. Les conventions devaient être renvoyées avant le 25 avril. Autre projet, l’aménagement du terrain de pétanque et du terrain de foot. Sans compter le fleurissement qui donne toute sa beauté à cet écrin situé au fond du vallon. L’association « le jardin dans la rue » qui s’occupait du fleurissement devrait être dissoute au profit d’une commission municipale afin d’impliquer le plus de monde possible. A la CCRB, c’est Patrice Bour, l’un des deux adjoints, qui a été désigné membre titulaire, Florence, elle, sera suppléante. Une manière de déléguer là encore les tâches de la commune. Ce qui lui permettra de poursuivre de front sa carrière professionnelle. Entrée à la Permanence d’Accueil, d’Information et d’Orientation (PAIO) de Bar-sur-Aube en 1991, elle est aujourd’hui conseillère emploi formation. Une expérience qui a forgé son caractère.