Moté souhaite sortir de son cul-de-sac

Publié le par wb

Martine Tournemeulle, la nouvelle maire de Montier-en-L’Isle, souhaite vivement faire sortir la bourgade de l’immobilisme et aller de l’avant.

Etre maire et femme en même temps. On croyait le préjugé démodé depuis longtemps, mais dans certaines communes il semble avoir la vie dure. C’est le cas à Montier-en-L’isle où l’élection de Martine Tournemeulle, malgré son expérience de deux mandats en tant que conseillère municipale, n’a pas été de tout repos. Calme et agréable, Martine Tournemeulle – dont le grand-père était déjà maire du village - souhaite jouer franc jeu et surtout ne plus perdre de temps. Dans le village, tout le monde l’appelle Martine. Les « Mme le Maire » ce sera pour les convocations officielles. Elle est à 53 ans à la tête de deux centres de contrôle technique, sur Arsonval et Vendeuvre-sur-Barse. Elle est également devenue « Sage » dans sa profession, représentant au sein de la fédération ses collègues de la Champagne-Ardenne. Tâche qu’elle va transmettre à la fin de l’année pour mieux s’occuper des affaires de la commune et de la communauté. Volontaire et vive, on lui reproche d’aller trop vite – alors que rien n’a été fait depuis six ans, confient certains habitants – et de n’être pas assez autoritaire. « Mais ce n’est pas une dictature, s’insurge-t-elle. Nous sommes onze autour de la table, on discute. »

Les enjeux

En plus d’être maire de cette commune de 245 habitants, Martine Tournemeulle a souhaité s’investir au sein de la Communauté de Communes, particulièrement dans les affaires sociales, dont la Maison de l’Enfance dont elle est membre du conseil d’administration. « Si je me suis mise au social, c’est parce qu’il n’y a pas ici assez de structures d’accueil ni pour les personnes âgées, ni pour les personnes handicapées », se justifie-t-elle. A Moté, comme disent les gens du cru, la population vieillit comme partout ailleurs. L’enjeu est de la maintenir mais les terrains à bâtir sont en nombre ultra limité malgré les multiples appels qui arrivent à la mairie chaque semaine. « Ce qu’on veut aussi, c’est sauver les écoles. S’il y a une classe qui est supprimée, c’est la fuite. Tant qu’il y a une école, il y a une vie dans le village », relève le maire. Montier-en-L’Isle abrite deux classes de cours élémentaire, faisant partie du même regroupement qu’Arsonval, Ailleville, Jaucourt et Dolancourt. Autre objectif dans le village, refaire une partie de la voierie. Pas de chance, se trouvant dans un cul-de-sac mise à part la D 619 qui le traverse par le haut, Moté ne possède que des voies communales, donc à financement propre. Autant de challenges que Martine Tournemeulle est prête à relever, sans attendre.

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Publié dans Bar-sur-Aube

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