La Ville veut étudier toutes les pistes pour avancer

Publié le par wb

Lors de la réunion du conseil municipal vendredi soir, plusieurs pistes d’action concrètes ont été lancées pour résoudre les deux plus importants problèmes de la ville : l’habitat et le développement économique.

Economie et habitat. Deux points importants de la dernière campagne, deux points sur lesquels les trois listes proposaient des solutions. Pourtant, rien ne vaut l’opportunisme, comme on a pu le constater lors du dernier conseil. Le maire a en effet informé les élus qu’il souhaitait user de son droit de préemption pour acquérir trois parcelles situées rue Croix du Temple d’une superficie globale de 5 389m² (coût total : 233 200 €). Actuellement s’y trouvent des dizaines de garages. L’emplacement stratégique de cette superficie a suscité l’intérêt d’un opérateur privé qui souhaiterait y implanter un établissement pour personnes âgées dépendantes de 80 lits dont une trentaine en Alzheimer, sur le même modèle de ce qui est en train de se monter à deux pas de là (voir photo). « Après avis des personnes informées, il y a une demande, même si ça va prendre du temps. Mais il ne fait pas laisser échapper ces terrains », explique le maire convaincu, René Gaudot. Pour l’opposition, quelques questions pratiques se posent : faudra-t-il laisser le terrain en l’état à l’opérateur ou bien démolir les garages, devra-t-on s’occuper des voieries, quid des garages… René Gaudot a voulu être rassurant : « C’est un investissement nul pour la ville ; ils prennent tout à leur charge. Le seul problème est que le terrain est classé en zone bleue donc peut être inondable. Mais selon la dernière grande crue de 1910, ce terrain n’a jamais été inondé. »

80 emplois à la clef

Pour la conseillère municipale Agnès Debrosse, « les listes d’attente sont parfois aléatoires ». Pour son collègue Buathier, « la plupart des maisons de retraite sont à l’ouest du département. Dans l’est aubois, il y en a trop peu ». Seul point noir à l’horizon : le coût. « Ce sera légèrement plus cher que ce qui se pratique aujourd’hui à Bar », avoue René Gaudot qui voit avant tout la création de 80 emplois à la clef. « 30 à 40% des résidents bénéficient de l’aide sociale, relativise Pierre Frison qui voit dans cet établissement « une maison de luxe ». S’ils ne peuvent pas payer, c’est le Conseil Général qui le fait. » Pour le maire, même si ce projet ne se concrétise pas, au moins le terrain servira à bâtir de nouvelles maisons, sachant que la ville manque cruellement de surface en la matière. A ce propos, plusieurs terrains sont actuellement à l’étude, tous situés à l’est de la ville, sur la route de Colombé-le-Sec, la route de Chaumont et derrière la zone industrielle Louis-Desprez. Sur certaines parcelles, un mix habitat/industriel est même envisagé afin de faciliter l’implantation d’éventuelles entreprises. Sur ce point aussi, la Ville souhaite jouer les opportunistes et se donner les moyens d’accueillir les projets, dès qu’ils se présenteront.

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Publié dans Bar-sur-Aube

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