Sur les traces de la Campagne napoléonienne de 1814
La ville de Brienne-le-Chateau et le Parc Naturel Régional de la Forêt d'Orient (PNRFO) viennent d'inaugurer un parcours relatant les plus grandes batailles et points historiques relatifs à la campagne de 1814.
Que reste-t-il des guerres napoléoniennes dans le secteur ? Mises à part quelques stèles ici et là ou le musée Napoléon de Brienne, comment se souvenir des dizaines de milliers de morts dont les corps ont jonché la lisière de la Haute-Marne ? L'idée d'un parcours historique dans l'enceinte du Parc Naturel Régional de la Forêt d'Orient n'est pas neuve puisqu'elle date en fait du début de la création de ce périmètre. Des panneaux en bois avaient même jadis été conçus, mais jamais posés. Trente ans plus tard, à l'époque jeune étudiante, Delphine Garnotel, aujourd'hui chargée de mission au comité régional de tourisme, a l'idée de concrétiser ce parcours. Trois mois plus tard, elle livre un dossier complet, extrêmement détaillé, composé avec rigueur sur les petites et grandes histoires de la campagne que mena Napoléon, enfant de Brienne, dans les premiers mois de 1814. Textes, illustrations, gravures, portraits, cartes, profils, tout est là. Il faudra encore neuf ans au PNRFO pour enfin mettre en place les 25 étapes de ce parcours très attendu. « C’est 25 jours dans l'histoire de l'humanité sur les 60 jours qui séparent la bataille de Brienne-le-Château le 29 janvier 1814 et l’hésitation du Pont de Dolancourt le 29 mars 1814 qui forcera l’abdication de Napoléon », précise Dominique Voix, le président du Parc.
Faits historiques
Pour le député-maire de Brienne Nicolas Dhuicq, « on est ici au cœur de l'histoire de France, sur la voie romaine ». Elève à l’école militaire de Brienne d’avril 1779 à août 1784, « c’est ici que le futur empereur devient un homme, qu’il va devenir français et que ses rêves vont se cristalliser », poursuit Nicolas Dhuicq. De ce parcours complet, inauguré avec les honneurs des Grognards le week-end dernier, Delphine Garnotel a souhaité rendre une approche ludique et pédagogique afin d’intéresser petits et grands. Le premier pupitre est disposé à l’ancienne école militaire, devenu musée et office de tourisme de Brienne. On part ensuite sur Morvilliers où est dressée une croix gigantesque portant le nom curieux de « croix des cosaques ». Détour ensuite vers La Rothière, le centre du plus vaste champ de bataille du 1er Empire, à Trannes à l’armée de Silésie mena l’attaque, à Piney où Napoléon passa la nuit et Schwarzenberg manqua de peu de manger dans la vaisselle de l’Empereur ou encore à Dolancourt où l’hésitation de Napoléon durant ses trois heures de méditation au pied du pont le conduira à abdiquer à Fontainebleau. A découvrir sans attendre.