Artho peine à mobiliser ses adhérents

Publié le par wb

Les années passent et l’enthousiasme semble retomber dans les rangs de l’Argilière du Thoais. Le président Jean Darvogne souhaite remotiver ses troupes pour mener à bien les grands projets culturels du Vendeuvrois.

 

« Le rythme des grands évènements que nous avions connu durant la fièvre des premiers temps de création et de mise en route d’Artho (fin 2005 et en 2006) s’apaise, se ralentit », confie Jean Darvogne, le président de l’Argilière du Thoais qui tenait dernièrement son assemblée générale annuelle à Vendeuvre-sur-Barse. Pour rappel, son origine trouve place dans l’ancienne Sainterie de Vendeuvre qui eut son heure de gloire au XIXème siècle sous la conduite de plusieurs artistes sculpteurs, dont certains venaient de Haute-Marne. Aujourd’hui, l’association revendique 104 membres. Un nombre qu’il faudra considérablement renforcé dès cette année puisque le fougueux président souhaite atteindre les 200. « Il faut continuer à se faire connaitre : Vendeuvre ne doit pas être traité comme un parent pauvre, et par personne ! », insiste Jean Darvogne. D’autant que les projets dans les cartons, à défaut d’être encore dans les tuyaux, sont colossaux. Par exemple, celui prévoyant la création d’un Centre des Techniques et Arts du Feu ». « Appelons-le, entre nous et pour satisfaire le vocabulaire vendeuvrois : Musée de la Sainterie, si ça facilite le discours », ironise le président. Une étude de faisabilité avait été commandée l’an passé afin de mettre en valeur les savoir-faire du Vendeuvrois et de la Champagne humide. Et depuis, rien.

Après élection

A la fin de l’assemblée générale, le Conseil Régional s’est montré néanmoins intéressé pour conduire un « inventaire sérieux » de ce qui reste encore de la Sainterie avant d’aller plus loin et d’imaginer des mesures de conservation adéquates. « Il faut laisser le temps au temps », a répété le maire de la commune, Claude Ruelle, qui plaide pour un projet raisonné plutôt que précipité. Pour autant, les souhaits d’Artho restent nombreux comme pour obtenir auprès de la municipalité un « local boutique » pour mieux communiquer sur ses projets. Autre piste à mener à son terme, l’acquisition du terrier du Thoais duquel les employés de la Sainterie extirpaient leur matière première. Autre espoir : rééditer des pièces profanes. Tout au long de l’année, Artho souhaite promouvoir sa bonne parole au-delà des frontières de la commune. L’association participera par exemple à des salons du livre à Ervy-le-Chatel et Saint-Parres-aux-Tertres. « La période d’attente d’avant et après élections est passée », glisse Jean Darvogne en espérant que les projets s’accélèrent.

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Publié dans Bar-sur-Aube

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