Pour ses dix ans, le CPIE s’offre des salariés

Publié le par WB

Le Centre Permanent d’Initiatives pour l’Environnement (CPIE) du Pays de Soulaines fête cette année ses dix ans. Avec six salariés pour l’heure, la structure a le vent en poupe et parle de nouvelles embauches dès l’année prochaine.

On comprend aisément pourquoi Bruno Jonet, le président du CPIE, affiche un large sourire. Créé en 1998 avec l’inspecteur d’académie Jacques Marchal à sa tête, le CPIE a su se démarquer de l’emprise des emplois jeune au fil des ans pour mieux voler de ses propres ailes aujourd’hui. Au bout de dix années d’existence, le CPIE de Soulaines-Dhuys est l’un des trente en France qui se porte aussi bien. « Le but d’une association n’est pas de faire fructifier un bas de laine », rappelle Bruno Jonet. Avec six salariés aujourd’hui – le dernier, chargé d’études, ayant été embauché en CDD fin 2007 sur fonds propres – si la tendance se confirme, on devrait voir la création d’un, voire deux autres emplois à l’horizon 2010. D’autant que l’activité semble très bien se porter actuellement. « Il y a un gros potentiel, notamment post Grenelle de l’Environnement », confie le président. En dix ans, le CPIE est devenu un organisme d’étude à expertises reconnues sans visée lucrative. Ce qui lui donne son indépendance d’action et d’esprit. Son expertise naturaliste s’est développée au-delà des frontières de la région, rayonnant à une centaine de kilomètres autour du domaine de Saint-Victor. Une expansion notamment due au boom de l’éolien. Rappelons qu’un plan prévoit l’implantation de 20 000 éoliennes en France en 2020.

Bonne implantation en Haute-Marne

En Haute-Marne par exemple, le CPIE est surtout intervenu sur le projet de Latrecey pour le compte de la société Enel Erelis, pour Erelia Groupe afin d’étudier la ZDE des Hauts Pays vers Poissons ou bien sur l’ancien tunnel de Thonnance dans une mesure d’accompagnement destinée à protéger les chauves-souris. En 2007, l’ensemble des études sur l’éolien a représenté 160 journées de terrain à se répartir entre trois personnes, soit 55% de l’activité études. Parmi les autres missions, une étude sur une espèce en voie de disparition en Europe mais qui semble bien se plaire dans l’Aube, l’oxygastra curtisii, 32 journées de baguage (4 297 oiseaux bagués et 332 oiseaux contrôlés), une délégation d’opérateur local sur le site Natura 2000 qui s’étend sur la vallée de l’Aujon entre Arc-en-Barrois et Chameroy (400 hectares de prairie), la mise en place d’un observatoire permanent de la coccinelle asiatique (l’harmonia axyridris)… Bref, les activités ne manquent pas de même que les animations estivales qui se préparent. En plus de l’ouverture du Domaine Saint-Victor, des nuits d’observation sont prévues au mois d’août.
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Publié dans Bar-sur-Aube

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